Ça, c'est fait.

Ça, c'est fait.







Français écrit: 12/20
Français oral: 16/20
Mathématiques: 14/20
Enseignement scientifique: 15/20
TPE: 15/20

# Posté le lundi 03 août 2009 07:55

A une certaine époque, les gens comme toi et moi, on les lynchait.

A une certaine époque, les gens comme toi et moi, on les lynchait.
Listen: Jalouse-Mademoiselle K [♪]


J'ai les tempes qui vont exploser. Je les sens qui tapent de plus en plus fort, l'air de dire "ton cerveau n'en peut plus." C'est la cigarette qui fait ça. Je n'ose pas imaginer le brouillard que c'est à l'intérieur avec toute cette fumée. C'est la brume dans mon cortex, le soleil s'est couché. Et pourtant, je tire jusqu'à la dernière taffe. Jusqu'à l'éc½urement. Et j'en rallume une autre. Des petits fantômes blancs sortent de ma bouche et se perdent dans les fissures du plafond. J'ai la chair de poule. Le moindre frottement des draps sur ma peau nue semble la déchirer. Chopin m'accompagne. Je le sens qui dirige l'orchestre, il lui dit de commencer doucement, ne pas faire trop de bruit pour ne pas le réveiller. Mais qu'il est naïf ce Chopin... Il ne dort pas, ses yeux sont grands ouverts. Je le sais sans le regarder. Il est tout prés, nos coudes se frôlent. Pourtant le vent souffle entre nous, à nous en glacer les os. Mon estomac se ratatine, je vais tomber dans le vide. Ma gorge est toute nouée, je préfère avaler du verre que de lui dire quelque chose. Je sens sa respiration qui me brule la peau. J'arrive au filtre quand les violons se lancent. Ça monte crescendo. J'en ai plein les oreilles et je le sens qui s'agite aussi à côté. A Dieu, ou au Diable! Qu'importe ce courant d'air dans le lit, je me roule jusqu'entre ses bras, jusqu'entre ses cuisses. C'est tout chaud.La musique monte. Mes ongles sous sa peau brûlante. Sa bouche vite. Nos corps se mêlent, se confondent. Nos bassins se rencontrent, les os s'entrechoquent à en éclater. Je tremble, je vois son front qui coule. Le plus beau moment de la musique. L'apothéose. Ses yeux roulent, ma tête vacille en arriére. Il pose ses mains sur mon dos, les miennes sur son torse. Il me caresse doucement les cheveux. Les corps se taisent. La musique aussi. Une dernière cigarette.


Les vacances frappent à ma porte, je reprends du service.

Pix: Un 'tit bout de femme qui va beaucoup me manquer.
Des chiffres:- 6 mois. Nous deux.
- 9 mois: Je vais être tata d'un p'tit loupiot ou d'une tite loupiotte =)

# Posté le dimanche 21 juin 2009 13:17

Modifié le dimanche 21 juin 2009 15:12

Listen:Les mots bleus-Soan

Parce que ses mots bleus à lui ne sont pas les même que les votre.

(et puis c'est un peu entre Lui & moi.)

# Posté le vendredi 08 mai 2009 07:22

Aelroth $)

Vous savez, plus tard on aura une jolie vie.
On s'explosera les oreilles avec sa musique & je me noierai dans mes mots.

# Posté le mercredi 01 avril 2009 09:50

Modifié le mercredi 01 avril 2009 10:09

Je n'ai la prétention de rien. Encore moins de mérité tout ce qu'il m'apporte.

Je n'ai la prétention de rien. Encore moins de mérité tout ce qu'il m'apporte.
P.S.: Dans une semaine, je vais les voir. Une façon de me sentir vivante une nouvelle fois.
Listen: Trivium - Down From The Sky, le live medames zé messieurs.



Je ne vous entends pas. Ou plutôt, je ne vous écoute pas. Les mains sur les oreilles, la moue boudeuse. Ah ça oui, je sais bien faire. Pourquoi m'ont ils élevé comme une princesse? J'ai un faux diadème derrière les oreilles. C'est ce que je veux, comme je veux, quand je veux. Et pas autrement. C'est moi qui l'ai dit. Comment ça non? Comment ça un caprice de petite fille? C'est malin, très malin.J'ai les yeux gonflés et le mascara au milieu des joues maintenant. Vous ne comprenez rien. Je m'en vais. Je m'envole. Très haut. Vous êtes tout petits d'ici. Je vous entends crier
"M. redescends! M.!"
M.? Comment ça "aime"? Ah oui j'aime, mais je n'aime que moi. Comme depuis toujours. Moi-moi-moi! Je ne vous entends plus de toute façon. Je caresse un nuage. J'en croque un bout. Il m'en reste un peu sur les lèvres. Je m'allonge dessus et je ferme fort les yeux, je ne veux plus penser à vous. D'ailleurs, je ne pense plus à rien, à personne. Il n'y a que moi.


J'ouvre les yeux. Il fait nuit. Je suis toute seule. Je ne sais pas où. Des frissons. Putin, j'ai froid & j'ai mal à l'échine.Je ne vois plus rien. Je me cogne partout, je ne sais pas à quoi. Je cherche à tâtons une sortie et je trébuche lamentablement. Mon Dieu, j'ai l'impression d'être Alice. Mais je ne suis pas aux Merveilles, je suis... je suis perdue.J'entends un bourdonnement. Léger, à peine un souffle, je ne sais pas d'où ça sort. Ça siffle. De plus en plus fort. Encore & encore. C'est insupportable... "Arrêtez!" Je hurle. Je me recroqueville, la tête entre les jambes, j'ai les larmes aux yeux. Ça tourne autour. Faites que ça s'arrête, pitié! Je tremble de partout. Je chiales, j'inonde mon sweat. Non, pas le mien, le sien à lui. Je veux mourir maintenant, tout de suite, dans son odeur, mais que ça se finisse très vite! Ma tête va exploser...

Deux mains sur mes épaules. Les siennes. Son odeur m'enveloppe entièrement et le bruit s'arrête. Il me caresse les cheveux. Pourquoi est il là? Il me chuchote doucement à l'oreille, juste un murmure.
"Tu sais, tu n'es pas seule. Alors arrête de te comporter comme une enfant gâtée et de t'enfermer, parce qu'un jour, moi je ne pourrai plus te rejoindre."

# Posté le mercredi 01 avril 2009 09:37